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DPE : une évolution prévue en 2027 pourrait avantager les logements chauffés à l’électricité

À compter du 1er janvier 2027, le mode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) devrait évoluer. Le gouvernement prévoit d’abaisser le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire de 1,9 à 1,7, une modification destinée à mieux refléter les performances des logements équipés d’un chauffage électrique.

Une meilleure prise en compte de l’électricité.

Depuis plusieurs années, de nombreux professionnels estimaient que les logements chauffés à l’électricité étaient désavantagés par le calcul du DPE. Avec cette réforme, leur consommation d’énergie primaire sera revue à la baisse, ce qui pourrait améliorer la note énergétique de nombreux biens.

Des centaines de milliers de logements concernés.

Selon les estimations communiquées par les pouvoirs publics, environ 125 000 logements du parc locatif privé pourraient sortir de la catégorie des passoires énergétiques. Au total, près de 300 000 résidences principales ne seraient plus classées F ou G grâce à cette nouvelle méthode de calcul.

Les propriétaires ayant réalisé un DPE depuis juillet 2021 pourront obtenir, à partir du 1er janvier 2027, une attestation de mise à jour de leur classement énergétique via la plateforme dédiée de l’ADEME, sans avoir à refaire un diagnostic.

Un impact important pour les propriétaires bailleurs.

Cette évolution pourrait avoir des conséquences concrètes pour les bailleurs. Les logements qui quitteront les catégories F ou G ne seront plus soumis à certaines restrictions prévues pour les passoires énergétiques, notamment en matière de gel des loyers. Les propriétaires concernés pourront ainsi retrouver davantage de souplesse dans la gestion de leur bien.

Une réforme qui accompagne la politique d’électrification.

Cette mesure s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à encourager l’utilisation de l’électricité et à réduire la dépendance aux énergies fossiles. En parallèle, plusieurs évolutions législatives sont également en discussion concernant les conditions de location des logements les moins performants sur le plan énergétique.

Les prochains mois permettront de confirmer les modalités définitives de cette réforme, dont l’entrée en vigueur est attendue au 1er janvier 2027.